Avril 2026
Le bulletin de veille rend disponibles au public des informations pertinentes, rigoureuses et fiables issues d’articles scientifiques ou de la littérature grise sur des thèmes liés à l’enfance, à la famille, aux services de garde et à la lutte contre l’intimidation.
La veille a pour but d’alimenter la réflexion stratégique sur des thèmes liés à la mission du ministère de la Famille. Elle permet d’identifier les nouvelles tendances, les pratiques émergentes ainsi que les enjeux susceptibles d’influencer la prise de décision et permettant d’anticiper les changements importants.
DANS CETTE PAGE :
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Ce webinaire aura lieu le mardi 28 avril 2026, de 12 h à 13 h. Il fait partie d’une série de quatre dîners d’apprentissage portant sur la séparation parentale, organisée par l’équipe de recherche en partenariat Arabesque.
Cette conférence, tenue dans le cadre d’un midi-conférence scientifique de l’Institut de pédiatrie sociale en communauté, porte sur les principaux constats issus de l’évaluation de la stratégie de travail de proximité conjointement mise en œuvre dans 43 organismes communautaires Famille (OCF) et 7 centres de pédiatrie sociale en communauté (CPSC) au Québec.
Le 93e Congrès de l’Acfas se tiendra du 11 au 15 mai 2026 à l’Université du Québec à Trois-Rivières.
Ce rapport analyse sous plusieurs angles la satisfaction relative au partage de cette charge invisible au sein des couples québécois. Pour ce faire, il s’appuie sur des résultats inédits tirés de l’Enquête québécoise sur la parentalité 2022 (EQP) et compare la situation des pères et des mères d’enfants mineurs.
Le rapport examine les variations de l’insatisfaction en fonction de plusieurs situations, comme le niveau de revenu de la famille, l’accès à des mesures de conciliation famille-travail et le partage des tâches domestiques au sein des couples. Il identifie finalement les facteurs qui sont associés aux probabilités de déclarer de l’insatisfaction chez les pères et chez les mères.
On y apprend notamment :
Ce rapport, produit par le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, trace un bilan des premières années de la mise en œuvre de la Loi visant principalement à améliorer la flexibilité du régime d’assurance parentale afin de favoriser la conciliation famille-travail (Loi), adoptée en 2020.
Le rapport décrit d’abord les trois objectifs de la Loi, soit d’offrir davantage de flexibilité dans l’utilisation des prestations, d’encourager un plus grand partage des prestations parentales pour favoriser l’implication des deux parents dans les responsabilités familiales et de mieux soutenir les familles vivant des situations particulières. Les différentes mesures instituées par la Loi sont ensuite présentées, dont l’augmentation de 52 à 78 semaines de la durée de la période à l’intérieur de laquelle les prestations parentales, de paternité ou d’adoption peuvent être prises ou encore l’ajout de semaines additionnelles de prestations pour les parents qui partagent plus équitablement le congé parental.
L’analyse de la mise en œuvre de la Loi rend compte de l’utilisation des mesures par les prestataires, du partage des prestations entre les parents et de la flexibilité dans l’utilisation des prestations. Selon les résultats de cette analyse, entre 2019 et 2023, le nombre moyen de semaines utilisées est passé de 28,6 à 37,3 chez les mères et de 17,0 à 22,4 chez les pères. Les résultats montrent également un partage accru des semaines de prestations entre les pères et les mères. En outre, les pères ayant bénéficié des nouvelles mesures étaient plus nombreux à avoir pris des semaines de congé sans la mère pour s’occuper de leur enfant. Les auteurs du rapport mentionnent qu’à long terme, si le partage des prestations entre les mères et les pères québécois continue d’augmenter, cela devrait favoriser un partage plus équilibré des responsabilités familiales entre les mères et les pères.
Cette étude qualitative s’inscrit dans un vaste projet mené en Ontario, qui vise à développer un programme de soutien à la parentalité destiné aux pères et culturellement adapté aux réalités autochtones.
L’article présente la phase 2 du projet, consacrée à l’évaluation de six instruments de mesure. L’objectif consistait à en vérifier la clarté, la compréhension et la pertinence culturelle, dans la perspective de les utiliser pour évaluer le programme de soutien à la parentalité en développement, à la phase 3 du projet. Six participants issus des Premières Nations ou de la communauté métisse ont utilisé ces outils, dont l’échelle de dépression postnatale d’Édimbourg et l’échelle d’attachement prénatal paternel. Des entrevues semi-dirigées ont ensuite été menées pour recueillir l’impression des participants, évaluer leur compréhension des questionnaires et juger de leur adéquation culturelle.
L’analyse révèle plusieurs enjeux, notamment en lien avec les réalités culturelles autochtones. Les participants ont suggéré de simplifier le langage et d’ajouter des questions spécifiques aux contextes culturels des Premières Nations. Ces instruments, conçus dans un contexte occidental, nécessitent des ajustements intégrant notamment l’approche holistique du bien-être propre à la population autochtone. Ainsi adaptés, ils pourront être utilisés au cours de la phase 3 du projet.
Pretesting Parenting Instruments with Indigenous Fathers and Two-Spirit Parents: A Qualitative Study (Can.) – En anglais seulement
Cet article analyse les conséquences à long terme de la maternité sur le revenu total des femmes danoises, en considérant à la fois les revenus du travail et les transferts publics. Alors que la plupart des recherches se concentrent sur les pertes salariales liées à la maternité, peu examinent l’effet des prestations de l’État sur le revenu global.
Pour combler cette lacune, les auteures utilisent des données administratives couvrant la population du Danemark entre 1980 et 2020. Leur analyse permet d’estimer isolément les effets de la maternité sur les revenus du travail, les transferts publics ainsi que leur combinaison, plusieurs années après la naissance du premier enfant.
Les résultats montrent que les femmes subissent une perte importante de revenus du travail, estimée à environ 120 000 dollars américains, au cours des deux décennies suivant la naissance d’un premier enfant. Toutefois, les transferts gouvernementaux, relativement généreux au Danemark, atténuent en partie cette perte.
Les auteures recommandent de mener des études comparables dans d’autres États-providence afin de mieux comprendre l’ensemble des effets de la maternité sur les revenus des femmes.
Can a Motherhood Premium in Public Transfer Income Offset the Danish Motherhood Earnings Penalty? (Eur.) – En anglais seulement
Cet article examine les politiques de 15 pays européens visant à favoriser l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie familiale. Les mesures offertes dans chaque État sont analysées pour déterminer si le soutien a pour effet d’accorder plus ou moins d’autonomie décisionnelle aux parents, par rapport aux options à leur disposition concernant la garde de leur enfant.
L’analyse s’appuie sur plusieurs indicateurs, comme les dépenses publiques consacrées aux services d’éducation à la petite enfance, ainsi que sur un « indice de soutien » prenant notamment en compte la durée des congés parentaux et le niveau de leur rémunération.
Les résultats mettent en évidence des écarts importants sur le plan de l’autonomie parentale découlant des politiques en place dans les différents pays. Les pays nordiques, comme le Danemark et la Finlande, favorisent une forte autonomie grâce à des congés bien rémunérés et des services de garde accessibles au moment requis. À l’inverse, dans dix pays, comme l’Espagne ou le Royaume-Uni, les politiques sont plus contraignantes, car moins généreuses, ce qui force les parents à assumer eux-mêmes les coûts ou les pertes de revenus occasionnés par la garde de leur enfant.
The Childcare Gap in Europe: Probing Policy Constructions of Work-Life Balance and Parental Agency (Eur.) – En anglais seulement
Cette revue exploratoire de la littérature porte sur les parents LGBTQ+, qui exercent leur parentalité dans un contexte social généralement marqué par l’hétéronormativité. Pour cette raison, les personnes LGBTQ+ peuvent subir des discriminations, notamment lors de la transition vers la parentalité, en raison des démarches liées à l’adoption, à la gestation pour autrui ou à leur statut de minorité sexuelle.
Les auteurs de cet article ont ainsi cherché à savoir comment ce contexte affecte le sentiment de légitimité et l’identité parentale des personnes LGBTQ+. Leur démarche a conduit à la rétention de 12 des 775 articles repérés dans les bases de données universitaires exploitées, lesquels ont fait l’objet d’une analyse thématique réflexive. Trois thèmes principaux s’en dégagent, soit la perception d’une hétéronormativité menaçante, la redéfinition de la famille et la transition vers la parentalité.
Les résultats montrent que les parents LGBTQ+ développent diverses stratégies d’adaptation pour affirmer leur légitimité parentale et leur sentiment d’appartenance, surtout lorsqu’ils disposent d’un soutien adapté à leur situation.
How LGBTQ+ Parents Attach Meaning to Parenthood Within Heteronormative Contexts: A Scoping Review (Eur.) – En anglais seulement
Cette synthèse des connaissances, préparée par l’Institut national de santé publique du Québec, recense les résultats d’études portant sur les points de vue des jeunes quant à leur usage des écrans et à ses effets sur leur santé et leur bien-être. La sélection comprend 15 publications, principalement des études européennes ainsi que deux études canadiennes, menées auprès de jeunes âgés de 9 à 19 ans.
Selon les résultats, les jeunes ont conscience des avantages et des dommages sur la santé liés à l’usage des écrans (incluant le téléphone intelligent, mais aussi les médias sociaux, Internet et les jeux vidéo). Ils utilisent les écrans pour se divertir, se désennuyer ou combler des vides entre les activités pendant la journée ou après l’école. Les jeunes déclarent ressentir une pression sociale à être connectés en tout temps et à répondre promptement sur les médias sociaux par crainte d’être exclus s’ils ne le font pas. Ils indiquent aussi être influencés par les mécanismes persuasifs des plateformes, tels que les notifications. De plus, certains jeunes perçoivent un décalage entre les attentes parentales ou scolaires en matière de réduction du temps d’écran et les comportements numériques de leurs parents et des adultes de leur entourage.
Les auteurs rappellent la pertinence d’encadrer les pratiques de l’industrie du numérique et de proposer aux jeunes des solutions de rechange aux écrans qui sont accessibles, attrayantes et adaptées à leurs intérêts et qui favorisent un usage plus limité et sécuritaire des écrans.
Usage des écrans, santé et bien-être : perceptions des jeunes (QC)
Cet article analyse les effets de la réforme du financement des centres de la petite enfance (CPE) mise en place au Québec en 2016.
Inspirée des principes de la nouvelle gestion publique, cette réforme visait une rationalisation des services. Les auteurs en examinent plus particulièrement les effets sur les conditions de travail et la santé des éducatrices et les directions de CPE. L’étude repose sur des entretiens semi-dirigés menés entre 2020 et 2023 dans la région de l’Outaouais ainsi que sur une analyse documentaire.
Aux dires des auteurs, la suppression de postes d’aides-éducatrices et l’augmentation du nombre d’enfants accueillis découlant de la réforme ont alourdi les tâches et réduit les temps de pause, au détriment de la santé du personnel. De plus, certaines des éducatrices interrogées ont indiqué avoir peu de temps pour des activités éducatives, ce qui génère une perte de sens au travail. Certains CPE ont toutefois atténué ces effets par des pratiques organisationnelles plus participatives, comme l’implication des éducatrices dans la prise de décisions.
Cet essai porte sur les pratiques éducatives inclusives mises en œuvre en CPE au Québec pour favoriser la participation des enfants autistes lors d’activités extérieures.
Par une recension des écrits, l’auteure décrit d’abord les pratiques inclusives efficaces ainsi que leurs bienfaits pour les enfants autistes, puis les enjeux potentiels au sein des CPE. Elle constate notamment un manque d’interventions favorisant la participation des enfants autistes, telles que l’accompagnement dans les jeux collectifs, la médiation des interactions avec les pairs ou l’adaptation du matériel de jeu.
La plupart des pratiques inclusives présentées dans cet essai valorisent les compétences individuelles et les intérêts des enfants autistes plutôt que d’axer sur leurs difficultés. Parmi ces pratiques, l’auteure mentionne notamment l’usage de supports visuels tels que des pictogrammes, des panneaux illustrés ou des tableaux de suivi visuel dans la cour des CPE, qui favorise la compréhension et la mémorisation des consignes par les enfants autistes. La mise à disposition de zones calmes permet de favoriser l’adaptation de ces enfants et leur apaisement, notamment dans les moments de crise.
L’auteure suggère aussi d’utiliser l’évaluation fonctionnelle pour comprendre les causes et les déclencheurs des « comportements défis » manifestés par les enfants autistes. Elle souligne également l’importance de considérer les préférences sensorielles individuelles pour adapter l’environnement de façon appropriée aux besoins spécifiques de chaque enfant.
Pour assurer l’efficacité et la pérennité des pratiques éducatives inclusives, celles-ci doivent être soutenues par des politiques locales et un financement adéquat.
Par ailleurs, pour explorer les pratiques éducatives inclusives des éducatrices auprès d’enfants autistes, l’auteure prévoit mener une étude de cas multiple auprès de trois à six CPE à Montréal.
Cette étude québécoise explore le concept de sensibilité écologique des jeunes enfants, qui comporte quatre dimensions : le plaisir en nature, la conscience de celle-ci, l’empathie pour la nature et la responsabilité à son égard. Les auteures ont mené leur étude auprès de 20 CPE œuvrant en éducation par la nature. Des questionnaires en ligne ont été remplis par des parents d’enfants de 2 à 5 ans et des entretiens semi-dirigés ont été réalisés auprès de 10 éducatrices.
Le score moyen obtenu par les enfants quant à leur sensibilité écologique est de 4,42 sur 5. Parmi les dimensions analysées, le plaisir en nature (l’appréciation de l’enfant à se retrouver en nature et à interagir avec elle) a la plus grande importance chez les enfants. Le plaisir et les autres dimensions sont interreliés. Ainsi, le fait d’apprécier le contact avec la nature suscite le goût de prendre soin de celle-ci.
L’étude montre l’importance de créer un lien entre la nature et les enfants tôt dans leur développement, pour ainsi les conscientiser, et de prendre soin de le faire à leur rythme et selon leur niveau de compréhension.
Les auteurs de cette étude qualitative décrivent les barrières d’accès aux services de garde pour les enfants de 0 à 5 ans en situation de handicap. Appuyée par des comités de chercheuses et chercheurs, de parents et d’intervenantes du milieu, l’équipe de recherche a interrogé 21 mères et 21 membres du personnel des services de garde dans cinq provinces canadiennes, à savoir :
Lors d’entretiens individuels semi-structurés, les participantes ont évoqué des enjeux organisationnels. En outre, le manque de formation des éducatrices, l’insuffisance de financement et de personnel ainsi que l’accès limité aux services spécialisés nuisent à l’inclusion des enfants en situation de handicap. Le manque de collaboration et de communication entre les différents acteurs (ex. : les parents, le personnel des services de garde, les intervenantes et intervenants tels que les orthophonistes et les ergothérapeutes) ainsi que les retards dans l’obtention d’un diagnostic constituent aussi des obstacles à l’intégration de ces enfants dans les milieux de garde. Selon plusieurs mères, les règles et les exigences trop rigides des services de garde concernant notamment l’horaire des services et la planification quotidienne nuisent à l’inclusion de leur enfant. Les procédures administratives complexes pour obtenir du financement ou des services supplémentaires, qui incluent des formulaires à remplir chaque année et de longs délais de traitement, constituent d’autres barrières d’accès aux services de garde. Des facteurs matériels et environnementaux, comme le manque de matériel adapté, les services de garde mal équipés et les lieux physiques intérieurs et extérieurs inadéquats, viennent aussi nuire à l’inclusion.
Les auteurs soulignent l’urgence d’adopter des politiques claires et inclusives qui soutiendraient à la fois les enfants et le personnel des services de garde.
Barriers to the Accessibility of Childcare Services for Children with Disabilities Aged 0 to 5 Years: Perspectives of Parents and Childcare Staff (Can.) – En anglais seulement
L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) publie les résultats de la deuxième édition de l’enquête internationale TALIS (Starting Strong Teaching and Learning International Survey) sur l’état du secteur de l’éducation à la petite enfance.
Ce rapport se penche, entre autres, sur les conditions de travail du personnel éducateur et les possibilités de formation continue qui lui sont offertes, ainsi que sur les liens avec la qualité des services.
Les résultats reflètent le point de vue des responsables et du personnel de ce secteur pour 17 juridictions (pays ou régions/provinces), dont le Québec et le Nouveau-Brunswick. Ils révèlent que, de manière générale, le personnel éducateur apporte un fort soutien au développement socioaffectif des enfants en les aidant à apprendre à communiquer, à coopérer et à gérer leurs émotions. Le soutien au développement des compétences en lecture, en écriture et en calcul est cependant inégal d’un milieu à l’autre. Ces compétences sont mieux développées chez les enfants qui fréquentent un service de garde de meilleure qualité, c’est-à-dire un milieu qui, entre autres, multiplie les occasions d’apprentissage et permet des interactions de qualité entre le personnel, les enfants et les parents. Les données mettent également en lumière, de façon générale, une grande satisfaction au travail du personnel et un engagement fort dans la mission éducative.
Le rapport fait la promotion de la mise en place de politiques publiques visant à valoriser la profession d’éducateur ou éducatrice à la petite enfance pour faire face au problème de pénurie de personnel, lequel nuit aux conditions de travail et à la qualité des services.
Results from TALIS Starting Strong 2024 (Int.) – En anglais seulement
Le Conseil australien de la recherche mène actuellement un projet visant à renforcer le bien-être, la sécurité culturelle et le sentiment d’appartenance des personnes travaillant dans les services de garde.
Le projet, d’une durée de trois ans, se déploie en Australie et en Aotearoa Nouvelle-Zélande. Vingt-cinq personnes dont les origines reflètent la diversité du milieu de l’éducation à la petite enfance ont été recrutées pour participer à des groupes de discussion à ce sujet. Les témoignages reflètent la complexité et la diversité des expériences vécues.
Il en ressort l’importance de porter une attention à la diversité du personnel, dans une perspective pédagogique pour le personnel, les enfants et les familles, afin de promouvoir l’inclusivité dans les services de garde et, plus largement, dans les communautés.
Cultural Safety in Early Childhood Teaching Teams: Fostering Intercultural Wellbeing and Relationships (Int.) – En anglais seulement
Cet article est basé sur l’analyse d’entretiens menés auprès de 12 hommes occupant un poste d’éducateur et ayant des collègues masculins au sein des services de garde en Australie, où les hommes forment 4 % de la main-d’œuvre de ce secteur.
L’étude examine la perception qu’ont ces hommes de leur rôle dans le domaine de la petite enfance et s’intéresse à la manière dont le fait d’avoir des collègues masculins peut influencer cette perception.
Les résultats mettent en évidence la persistance des cadres de référence qui véhiculent des stéréotypes de genre, mais aussi le potentiel transformateur des cadres professionnels qui valorisent l’empathie et la collaboration comme des compétences professionnelles.
Selon les auteures, la promotion de la diversité de genre dans le domaine de l’éducation à la petite enfance est plus efficace si elle met l’accent sur l’importance collective de la profession et sur les contributions de chaque personne qui y travaille, quelle que soit son identité de genre.
At the Margin and in the Centre: How Men Working in Early Childhood Education and Care Frame Their Role (Int.) – En anglais seulement
Cette étude, menée au Québec auprès de 97 jeunes âgés de 14 à 21 ans issus de familles homoparentales, examine l’effet modérateur de divers facteurs de protection sur la victimisation et l’intimidation homophobe.
Les participantes et participants ont répondu à des questions au sujet de leurs stratégies d’adaptation, comme la gestion de leurs émotions et leur aptitude à faire face à l’adversité, ou encore au sujet du soutien social reçu de leurs parents et d’autres adultes significatifs ainsi que de leurs frères et sœurs, de leurs amies, amis et pairs et de leur établissement scolaire. Le questionnaire abordait également les comportements à risque (détresse psychologique, abus de drogues et de substances psychoactives, etc.) et les expériences de victimisation. Près de la moitié des jeunes rencontrés affirme avoir vécu au moins un épisode de victimisation dû à l’orientation sexuelle de ses parents au cours des 12 mois précédant l’enquête.
Les résultats révèlent cependant que le soutien des parents et des amies et amis modère les effets de la victimisation. Des études antérieures démontrent qu’une forte cohésion entre les membres d’une famille homoparentale, dont une relation parents-jeune solide, constitue un facteur de protection important contre la victimisation.
Social Support Moderates the Impact of Homophobic Victimization on Youth of Lesbian and Gay Parents (Qc) – En anglais seulement
À partir des données du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), l’étude de l’OCDE qui évalue les compétences scolaires des jeunes de 15 ans, ce rapport examine la prévalence, les tendances et les stratégies de prévention de l’intimidation et de la cyberintimidation entre 2015 et 2022.
Il analyse les conséquences de l’intimidation et de la cyberintimidation sur les étudiantes et étudiants ainsi que sur le milieu scolaire, en plus d’identifier les groupes qui sont les plus susceptibles d’y être exposés. Les conséquences sur le plan personnel sont multiples : certaines (bien-être affecté, baisse des résultats scolaires, etc.) surviennent à court terme, alors que d’autres (décrochage, isolement social, enjeux de santé mentale) persistent dans le temps. Les répercussions s’observent également sur le climat scolaire et le sentiment de sécurité des étudiantes et étudiants.
Les auteurs rappellent que plusieurs leviers d’action existent à tous les plans (individuel, scolaire et communautaire), et que les politiques publiques peuvent contribuer à réduire l’intimidation et la cyberintimidation.
Bullying in Education: Prevalence, Impact and Responses across Countries (Int.) – En anglais seulement
Les conclusions des publications présentées dans ce bulletin ne reflètent pas nécessairement
les points de vue ni les positions officielles du Ministère.
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